L’industrie vinicole israélienne

L’industrie vinicole israélienne

Actuellement, Israël totalise plus d’une centaine de vignobles dont une trentaine sont réellement révélateurs de l’industrie vinicole nationale. Plus de 7 500 hectares de vigne produisent plus de 50 000 tonnes de raisins. Des vignobles comme Domaine du Castel, Binyamina  Winery, Saslove (Kfar Saba), Dalton, Recanati, Margalit, Tishbi font désormais la fierté vinicole d’Israël.

En 2015, les exportations de vins israéliens ont représenté un volume d’affaires de 39 millions de dollars, en augmentation de 6 % par rapport à 2014 (selon les chiffres de l’Institut israélien d’exportation).

Les vignerons israéliens peuvent être fiers : en octobre 2016, ils ont fait la une du magazine américain Wine Spectator. Diffusé à 40 000 exemplaires, ce média fait autorité dans son domaine : son palmarès influe fortement sur les marchés américains et asiatiques. Chaque année, les journalistes de ce magazine goûtent environ 13 000 vins dans le monde, qu’ils évaluent sur une échelle de notation de O à 100.

A partir de cette dégustation, ils établissent une liste des 100 meilleurs vins produits sur la planète. Kim Marcus, le rédacteur en chef de Wine Spectator, a visité 31 établissements vinicoles israéliens, depuis le Golan jusqu’aux confins du Néguev. Au total, 23 crus ont reçu une note égale ou supérieure à 90 sur 100. Cette belle performance intéresse aussi les opérateurs du tourisme, qui commencent à promouvoir une « route des vins d’Israël » dans leurs catalogues.

Le marché global du vin israélien représente 1 milliard de shekels pour une production de 50 millions de bouteilles (dont 10 de jus de raisin), un quart d’entre elles étant exportées. Derrière les 40 millions de bouteilles de vin produites annuellement en Israël se cachent des artisans, formés ici ou à l’étranger, amoureux de produits de qualité et soucieux d’authenticité.

Vin casher : une révolution en marche

Alors qu’il y a à peine trente ans on pouvait les compter très facilement, il existe aujourd’hui près de 3 500 vins casher issus d’une variété de terroirs et de cépages sans précédent dans l’histoire. Plusieurs facteurs ont contribué et contribuent à cette révolution

Israël : une terre d’élection pour le vin aussi

Israël compte en effet aujourd’hui plus de 600 producteurs de vin, qui sont des vins casher pour la plupart. Ayant pris la relève au sein de grandes caves connues comme Carmel ou Yarden, ou créé de nouvelles « boutiques winery », ces nouveaux acteurs du vin ont été formés en œnologie dans les plus prestigieuses écoles et universités de Bordeaux ou de Californie. Israël compte même désormais depuis cette année un Master of Wine, réservé à une élite triée sur le volet, en la personne d’Eran Pick, œnologue chez Tzora. Résultat : on trouve aujourd’hui en Israël une multitude de cépages d’origines diverses, le pays ayant par sa diversité géographique un climat propice à l’acclimatation de la plupart des cépages, y compris ceux des pays froids comme le Riesling ou le Gewürztraminer. Israël emprunte également à tous les terroirs traditionnels leurs techniques de vinification ancestrales, les accommode, remanie et recrée pour produire le meilleur et le plus audacieux. On trouve ainsi des crus vinifiés dans les styles bordelais, espagnol, toscan, champenois, portugais, californien, ou du Nouveau Monde. Crus qui sont du reste pris très au sérieux dans les concours internationaux, glanant d’année en année davantage de reconnaissance.